ACTION LACANIENNE #4
Paris, le 19 novembre 2025
ACTION LACANIENNE
Contre l’amendement qui ment et qui coûte
Anaëlle Lebovits-Quenehen, présidente de l’ECF était sur France Culture pour le journal de 12h30, aujourd’hui.
Vous pourrez écouter le podcast en cliquant sur le bouton (à partir de 8 min 42).
merci d’envoyer vos textes à l’adresse suivante : amendement159@gmail.com
L’amendement hors la loi
Gabrielle Vivier-Amici, Allan Caro & Nikita Moshkin
Les quatre inconscients financiers et la folie des grandeurs (fable)
Laurent Dupont
L’amendement de trop
Damien Guyonnet
Objections à l’amendement :
notes rapides et bibliographie indicative
Jean-Claude Maleval
L’amendement hors la loi
Gabrielle Vivier-Amici, Allan Caro & Nikita Moshkin
La proposition d’amendement n°159 au PLFSS 2026 pose au moins une question de constitutionnalité sérieuse.
Le Conseil constitutionnel rappelle, depuis la décision n°99-421 DC du 16 décembre 1999 et celles qui l’ont suivie, notamment la décision n°2005-512 DC du 21 avril 2005, que la loi doit être intelligible et accessible, ce qui implique, nous indique le Conseil constitutionnel, que ses dispositions doivent être suffisamment précises et non équivoques afin de prémunir contre le risque d’arbitraire.
La proposition d’amendement n°159 au PLFSS 2026 ne répond pas à cet objectif d’accessibilité et d’intelligibilité.
Il n’existe aucun critère juridique, scientifique ou même pratique permettant de déterminer et d’isoler objectivement quelles pratiques se réclameraient ou reposeraient sur la psychanalyse et ses fondements théoriques – à moins que le clinicien se déclare comme tel, ce qui n’engagerait que lui. Par ailleurs, certains fondements théoriques de la psychanalyse – tels que l’effet thérapeutique de la parole, la singularité de chaque sujet, la relation transférentielle à la personne qui écoute – irriguent l’ensemble des psychothérapies fondées sur la parole, y compris celles recommandées par la Haute Autorité de santé (HAS) dans de nombreux cas.
À moins d’interdire toute expérience de parole, comment exclure certains fondements théoriques d’une pratique complexe, dont l’origine est celle de la psychanalyse, qui requiert que les professionnels puissent évaluer la pertinence de leur approche au cas par cas ? C’est à cette condition qu’ils peuvent se faire responsables de leur acte.
Ainsi, la proposition d’amendement n°159 crée une notion dépourvue de critères objectifs, ouvrant la voie à l’arbitraire de l’administration dans sa mise en application. Une telle imprécision empêcherait les professionnels, les hôpitaux, les centres médico-psychologiques (CMP) et autres structures de connaître la nature et l’étendue des obligations qui en découleraient, ce qui ne manquerait pas d’avoir un effet significatif sur l’organisation de l’offre de soins tant publique que privée, déjà tant mise à mal aujourd’hui.
À titre d’exemple, un CMP pourrait-il salarier un psychologue clinicien, titulaire du titre régi par l’article 44 de la loi du 25 juillet 1985, dont le diplôme mentionne l’orientation psychanalytique de sa formation ? Ce alors même que nombreux sont les masters de psychologie clinique d’orientation psychanalytique accrédités par l’État, évalués par le HCERES et intégrés au schéma LMD qui répondent pleinement aux standards nationaux et internationaux. Un CMP devra-t-il exiger des psychiatres et psychologues cliniciens qu’il emploie de déclarer leur orientation, de détailler et qualifier leurs fondements théoriques ? Que faire d’un psychiatre qui prescrirait à partir d’une lecture d’orientation psychanalytique des symptômes de celui qui s’adresse à lui ?
Une chasse aux sorcières pourrait bien commencer.
Un examen de conscience des professionnels ne peut être la visée d’un texte législatif quel qu’il soit, ni a fortiori, celle d’une loi de finances de la Sécurité sociale.
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Les quatre inconscients financiers et la folie des grandeurs (fable)
Laurent Dupont
Il était une fois quatre inconscients, nous les appellerons avec Lacan : les quatre trumains non dupes. Inconscients, ils l’étaient tellement qu’ils n’y croyaient pas. Eux, ce en quoi ils croyaient c’était aux économies que l’on pouvait faire avec le neuro (à mettre au singulier, nous pourrions d’ailleurs dire : Un neuro, Un neurone, Un seul), bref ils croyaient au Un. Ils ne croyaient pas au nombre, ils croyaient au chiffre.
Ils partirent en croisade contre la psychanalyse en criant, tel Hamlet : « Économies ! Économies ! » Ce faisant, ils rédigèrent un amendement. Ils n’étaient pas peu fiers, en maîtres serviles de leur idéal, d’avoir pondu ce petit brûlot. Petit, c’est le moins que l’on puisse dire, car qu’il soit béni celui qui trouve la moindre grandeur dans ce bidule (comme dirait le général de Gaulle, car il faut toujours citer les grands hommes quand on a affaire à des Bouvard et Pécuchet de carnaval). Mal écrit, des arguments éculés et maintes fois démontés. Rien ne tenait. Ils hurlèrent : « Mais la science tout de même ! » Mais la science elle-même en resta muette. Dans le silence et la vacuité de leurs pensées, ils commencèrent à entendre un grondement.
« Ah enfin ! Notre juste combat est reconnu ! », pensèrent-ils, mais plus ce grondement enflait, plus il se rapprochait, plus ils entendirent la multitude. Eux qui ne croyaient qu’au chiffre, ils découvrirent le nombre.
Car ils étaient des milliers à œuvrer, des milliers de Un plus Un plus Un… qui travaillaient, qui dans des institutions du médico-social, qui en psychiatrie, auprès de patients comme on les appelle. Patients et praticiens qui commençaient à perdre patience justement devant ces quatre Don Quichotte sans panache ni discernement qui voulaient économiser sur leur dos et allaient ruiner des dizaines d’années d’un travail de fourmis. Tant et si bien que même ceux qui ne s’orientaient pas de la psychanalyse, mais travaillaient à nos côtés trouvèrent ces quatre trumains non dupescomplètement à côté de la plaque et rejoignirent le grondement qui montait. Nos quatre fantoches eurent un mouvement d’hésitation – tel Louis de Funès dans La Folie des grandeurs, ils attendaient les acclamations et eurent les coups de bâtons mérités.
Alors ils regardèrent leur petit amendement pendouillant, phallus ridicule, idéal en berne, et découvrirent qu’il était truffé de leur inconscient, dénégation sur la liberté, pulsion agressive, déni de la réalité.
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L’amendement de trop
Damien Guyonnet
L’argument financier – venu s’ajouter au sempiternel reproche de non efficacité – a bon dos, en plus d’être indécent. C’est la psychanalyse comme telle qui est attaquée, une nouvelle fois. Ça ne cessera donc jamais. Sauf qu’ici, et maintenant, ce n’est plus voilé, déguisé. C’est énoncé clairement. Il n’y a plus aucun semblant, d’où la férocité de la charge. Suivre l’impératif de cet amendement ferait que le travail de dizaines de milliers de praticiens en institution devrait immédiatement cesser, soupçonné, en outre, d’être « inadapté » et « contre-productif ». Pire, ce sont les patients eux-mêmes ayant fait le choix de cette adresse, de cette offre de soin, qui seraient tout simplement niés dans leur souffrance, dans leur être même. Avec, pour unique solution, un modèle de prise en charge autoritaire – parce que validé et contrôlé par l’État, et prescrit pour tous – et déshumanisant – parce qu’issu d’une idéologie qui rejette tout ce que la psychanalyse reconnaît et sollicite, à savoir la parole, la singularité et la dignité du sujet.
Nous aurions alors une modalité du discours du maître, au carré pourrions-nous dire, qui ne serait plus l’envers du discours analytique, mais tout simplement sa mise à mort. Gageons alors que nos sénateurs, sensibles à l’humain, à la liberté de chacun, et enfin à la vie, feront barrage à cet amendement de trop.
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Objections à l’amendement : notes rapides et bibliographie indicative
Jean-Claude Maleval
L’amendement présenté au projet de loi sur la Sécurité sociale formule ainsi son objet : « Les soins fondés sur la psychanalyse, en particulier lorsqu’ils s’appliquent aux troubles du neuro-développement, aux troubles anxieux ou dépressifs et aux affections psychiatriques chroniques, ne disposent aujourd’hui d’aucune validation scientifique ni d’évaluation positive du service médical rendu par la Haute Autorité de santé. Plusieurs rapports publics ont souligné l’absence de preuves d’efficacité et le caractère inadapté, voire contre-productif, de ces approches, qui sont à différencier de psychothérapies. »
Ce texte semble indiquer sur plusieurs points une méconnaissance du domaine considéré, d’une part en affirmant que les soins fondés sur la psychanalyse ne disposent d’aucune validation scientifique, et d’autre part, en proposant une distinction assez énigmatique entre « soins fondés sur la psychanalyse » et « psychothérapies » !
Il convient donc de rappeler que la psychanalyse n’est pas pratiquée dans les institutions de soins et n’est pas remboursée par la Sécurité sociale. Toutefois, il existe des psychothérapies orientées à des degrés divers par la psychanalyse. Or le degré de référence des psychothérapies à la psychanalyse est difficilement appréciable : il va de fortement affirmé à discret en passant par tous les degrés possibles. Avec quel critère distinguer entre « soins fondés sur la psychanalyse » et « psychothérapies se référant plus ou moins à la psychanalyse » ? Aucun spécialiste du domaine ne se risquerait à opérer un tel subtil partage.
Beaucoup de thérapies par le jeu, l’hypnose éricksonienne, la thérapie cognitivo-analytique (TCA), la thérapie de l’expression émotionnelle, la thérapie psychodynamique, le cri primal, le debriefing post-traumatique, le rêve-éveillé dirigé, etc., sont fondés à des degrés divers sur des références psychanalytiques. Même une TCC telle que le programme développemental de Denver, recommandé par la Haute Autorité de santé (HAS) pour les troubles du neuro-développement (TND), se réfère pour une part aux travaux de la psychanalyste Margaret Malher. Il faudrait donc établir à partir de quel pourcentage d’influence psychanalytique la méthode devrait être récusée, or comment calculer ce pourcentage de « soins fondés sur la psychanalyse » au sein de « psychothérapies » ? Ces dernières sont en général définies par « l’établissement d’une relation interpersonnelle entre un patient et un thérapeute dans le cadre d’un contrat explicite de soins ». L’inclusion de notions psychanalytiques ou non ne permet en rien de définir ce que serait une « psychothérapie pure » (et légale). L’imprécision des distinctions proposées par l’amendement rendrait celui-ci quasiment inapplicable.
Plusieurs points paraissent par ailleurs pouvoir être développés. Le premier étant le plus important, j’ai donc tenté de rassembler ci-dessous les références majeures concernant les démonstrations « scientifiques » de l’efficacité des psychothérapies psychodynamiques fondées sur des références psychanalytiques.
1) Il fait consensus dans la littérature internationale que toutes les thérapies dites de bonne foi obtiennent des résultats équivalents, y compris celles qui se réfèrent à la psychanalyse. En 2013, l’Association américaine de psychologie (APA) a publié des recommandations sur les psychothérapies indiquant que les grands courants se valent en termes d’efficacité.
Il existe de nombreuses études et méta-analyses établissant l’efficacité des thérapies psychodynamiques se référant à la psychanalyse. Patrick Landman en a tout récemment diffusé une synthèse, que nous reproduisons à la fin de ce texte.
Le seul point bien établi en matière de psychothérapie réside sur le fait que toutes les méthodes psychothérapeutiques s’avèrent efficaces pour soulager la souffrance humaine.
En 2002, Stanley Messer, enseignant en psychologie à l’université du New Jersey, affirme : « Les unes après les autres, les études, méta-analyse[1], après méta-analyse[2] et même méta-analyses de méta-analyses[3] (appelées méga-analyses)[4] ont toutes reproduit le même résultat : il y a très peu de différences entre les thérapies de bonne foi. Par “de bonne foi”, je veux dire, précise-t-il, les thérapies qui sont guidées par une structure théorique cohérente, qui ont été amplement pratiquées depuis longtemps et qui ont des fondements pour la recherche […] Les thérapies psychodynamiques, les thérapies centrées sur la personne ou le client, et les thérapies familiales ou de couples en sont des exemples[5] ».
En 2020, dans une revue systématique de la littérature scientifique récente, François Gonon et Pierre-Henri Keller ont sélectionné pour leur qualité méthodologique onze articles postérieurs au rapport de l’Inserm de 2004, évaluant l’amélioration des symptômes à l’issue de psychothérapies inspirées par la psychanalyse. « Ils concluent tous, écrivent-ils, que l’effet des psychothérapies psychanalytiques est robuste. Dix articles de méta-analyses ont comparé une psychothérapie psychanalytique à un traitement actif (exemples : autre psychothérapie, médication). Un seul rapporte une infériorité cliniquement significative des psychothérapies psychanalytiques par rapport aux psychothérapies cognitivo-comportementales. Cinq articles de méta-analyse et trois études randomisées ont comparé des psychothérapies psychanalytiques de long terme (plus d’un an) à divers traitements actifs. Tous ont conclu à une efficacité des psychothérapies psychanalytiques égale ou supérieure à celle des traitements actifs de comparaison ». En conclusion, ils constatent que les études concernant les psychothérapies psychanalytiques se sont multipliées depuis 2003 dans les revues biomédicales. « Elles montrent que, pour la plupart des troubles mentaux fréquents, les psychothérapies psychanalytiques sont aussi efficaces que les psychothérapies cognitivo-comportementales. »
2) La différence majeure est éthique : les thérapies qui se référent en totalité ou en partie à la psychanalyse sont moins violentes que les TCC, parce qu’elles cherchent à susciter une dynamique chez le patient, et non à le rééduquer en fonction des a priori du thérapeute. Il semble bien que l’abandon des méthodes « d’accompagnement » au profit de méthodes rééducatives aboutisse à une augmentation de la violence au sein des établissements. La Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, évoque ce phénomène quand elle constate, en 2016, en visitant les établissements de santé mentale : « Certains chefs de service ont “interdit” la psychanalyse et la thérapie institutionnelle, note-t-elle, [or ces approches] placent le soignant dans une relation d’accompagnement et non de contrainte par rapport au patient, [de sorte, ajoute-t-elle, que] la corrélation entre l’abandon de ces écoles thérapeutiques et le recours à l’isolement et à la contention mériterait d’être évaluée ».
3) Le décret porte atteinte à la liberté de choix du soin. Or n’est-il pas légitime que certains patients préfèrent des méthodes qui cherchent à développer leurs potentialités, en les accompagnant dans ce travail, plutôt que des méthodes vécues comme autoritaires parce qu’elles s’inscrivent dans des schémas de rééducation ?
4) Jusqu’alors aucune dictature au monde n’a interdit la psychanalyse – pas même en Russie ou en Chine (à la notable exception du régime nazi). Les thérapies psychanalytiques existent depuis plus d’un siècle, ont gagné tous les continents, et restent largement pratiquées dans le monde entier.
[1] Smith M. L., Glass G. V., « Meta-analysis of psychotherapy outcome studies », American Psychologist, vol. 32, 1977, p. 752-760.
[2] Wampold B. E., Mondin G., Moody M., Stich F., Benson K., Ahn H., « A meta-analysis of outcome studies comparing bona fide psychotherapies : empirically, “all must have prizes” », Psychological Bulletin, vol. 122, 1997, p. 203-215.
[3] Grissom R. J., « The magic number .7 ± .2: meta-meta-analysis of the probability of superior outcome in comparisons involving therapy, placebo, and control », Journal of Clinical Psychology, vol. 64, 1996, p. 973-982.
[4] Luborsky L., Rosenthal R., Diguer L., « The Dodo Bird verdict is alive and well-mostly », Clinical Psychology : Science and Practice, vol. 9, 2002, p. 2-12.
[5] Messer S. B., « Empirically supported treatments : cautionary notes », Medscape General Medicine, vol. 4, n° 4, 2002.
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Synthèse des principales évaluations (revues systématiques, méta-analyses et grands essais)
sur l’efficacité des approches psychanalytiques dans les troubles mentaux.
Cette synthèse couvre la psychanalyse classique et surtout la psychothérapie psychodynamique (brève et de longue durée), qui est l’opérationnalisation la plus étudiée.
Synthèses et méta-analyses générales :
- Gonon F. et Keller P.-H., « L’efficacité des psychothérapies inspirées par la psychanalyse : une revue systématique de la littérature scientifique récente », L’Encéphale, 2020, DOI : 10.1016/j.encep.2020.04.020.
- Visentini G., « Quinze ans après le rapport de l’Inserm. L’efficacité de la psychanalyse ré-évaluée », L’Évolution psychiatrique, 2021, vol. 86, n° 3.
- Leichsenring & Rabung (2008 ; actualisations 2015-2023) : méta-analyses des psychothérapies psychodynamiques de longue durée (LTPP) montrant des effets modérés à importants, surtout dans troubles de personnalité, dépression chronique et troubles anxieux complexes ; débats méthodologiques importants.
- Abbass, Town & Driessen (2012–2021) : méta-analyses sur la thérapie psychodynamique brève/intensive (ISTDP) montrant effets modérés sur dépression, anxiété, somatisation, avec maintien au suivi.
- Steinert & al. (2017 ; 2021) : revues/méta-analyses confirmant efficacité de la psychothérapie psychodynamique vs.liste d’attente et comparabilité avec TCC dans plusieurs troubles ; hétérogénéité élevée.
- Driessen & al. (2015 ; 2020) : méta-analyses en dépression indiquant effets spécifiques modestes à modérés, souvent comparables aux autres psychothérapies.
- Fonagy & al. (2015 ; 2020) : revues sur psychothérapies psychodynamiques modernes (MBT, TF-P, TFP) pour troubles de personnalité ; efficacité soutenue.
- Gerber & al. (2011) : méta-analyse des thérapies psychodynamiques à court terme vs. traitements actifs ; effets comparables, bénéfices durables.
- Cuijpers & al. (2021) : panorama des psychothérapies pour la dépression ; psychodynamique efficace mais généralement avec moins d’essais que TCC/interpersonnelle.
- Leichsenring & al. (2023) : overview des preuves psychodynamiques across disorders ; soutien pour dépression, anxiété, somatisation, troubles de personnalité.
Trouble dépressif
- Essais et méta-analyses (Driessen 2015 ; Cuijpers 2021 ; Steinert 2017) : psychodynamique brève efficace vs. attente/TAU ; non inférieure à TCC dans plusieurs RCTs ; maintien aux suivis 6-12 mois.
Troubles anxieux
- Revues (Leichsenring 2015 ; Keefe & al. 2014 ; Abbass 2014) : bénéfices pour trouble panique, TAG, phobies sociales ; souvent moins d’essais que TCC mais effets comparables dans quelques RCTs.
Troubles de la personnalité
- RCTs et méta-analyses (Bateman & Fonagy MBT ; Clarkin TFP ; Leichsenring LTPP) : amélioration des symptômes, fonctionnement et réduction des hospitalisations ; effets durables sur borderline.
Troubles somatoformes/douleur
- Abbass & al. (2009-2014) : méta-analyses indiquant effets cliniquement significatifs sur somatisation, utilisation des soins et coûts.
Troubles de l’alimentation
- Revues (Keel 2010 ; Abbass 2013 ; Zipfel 2014) : soutien pour psychodynamique focalisée (FPT) dans boulimie et anorexie adulte, souvent comparable à TCC-E à moyen terme.
Adolescents/enfants
- Midgley & al. (2011; 2017) : revues systématiques montrant efficacité de la thérapie psychanalytique/
psychodynamique chez jeunes pour dépression, anxiété et troubles externalisés.